Mon printemps Japonais

Guide de voyage

Article 1

Hanami

Qui dit printemps dit Hanami au Japon. Donc commençons par un peu d’histoire :

Cette coutume aurait débuté durant la période Nara (710-784), à l’époque de la dynastie chinois Tang (qui a profondément influencé le Japon).
C’est durant cette période que les pruniers furent introduits en Chine puis au Japon et que la coutume d’apprécier les fleurs commença. Mais à cette époque on contemplait les fleurs d’ume et non de sakura, ce n’est que durant la période Heian (794-1185) que les sakura commencèrent à attirer plus l’attention.

Tout d’abord ce fut une nouvelle culture de la noblesse. L’empereur Ninmyô choisit cet arbre comme symbole de la stabilité politique et en fit planter devant la résidence impériale. Cet exemple fut ensuite reproduit par l’ensemble de l’aristocratie, puis répandue dans la société samouraïs et enfin par le peuple à la période Edo (1600-1868). C’est de cette façon, que la coutume de prendre un repas et de boire du saké débuta.

Avant cela, on faisait des offrandes aux pieds des sakura et l’on participait à l’offrande en buvant du saké. Car les sakura étaient annonciateurs de la saison de la plantation du riz et les gens croyaient à l’existence de dieux à l’intérieur de arbres.

Dans un autre temps, les références aux cerisiers augmentaient au sein des waka et des haïkus. Depuis, lorsqu’on parle de sakura, on fait référence aux fleurs de cerisiers.

De nos jours, la coutume perdure. A la période de la floraison des cerisiers, les japonais partent pique-niquer en famille ou entre amies sous ces arbres. Il existe beaucoup de lieux ou profiter d’un bon pique-nique comme les parcs ou le long des rivières (comme à Kyoto le long du Kamo-gawa qui traverse la ville). Les lieux célèbres sont également prisés et certains parcs sont illuminés la nuit avec des lanternes de papier pour célébrer les Yozakura (signifiant « sakura de nuit »).

Pour bien profiter des meilleurs lieux de pique-nique sous les sakura, il faut être organisé et lève-tôt. De ce fait, l’une des personnes du groupe est désignée pour trouver le lieu idéal et d’y déposer sa bâche bleue en signe de réservation.

Enfin, durant cette période, on peut suivre l’éclosion grâce aux différents médias. Cette progression est représentée par une ligne de front qui permet de connaître le moment d’éclosion des cerisiers. Elle part de l'archipel d'Okinawa (au sud) et remonte jusqu'à Hokkaido en l’espace d'un mois.

carte du front de floraison

Le front de floraison des cerisiers dans le sud du Japon, en 2007 (source Wiki)

sakura au château d'Hiroshima sakura à côté d'une vielle maison dans le parc de Nara sakura a l'entrée d'un temple shinto à Nara sakura et l'anterne parc de Kyoto sakura sur le chemin d'un temple à Kyoto

Article 2

Les Sakura

On ne peut bien sûr pas parler de Hanami sans parle de sakura. Mais qu'en est-il, de cet arbre symbole fort du Japon par sa beauté éphémère ?

Les choses à savoir :

La plupart des variétés sont à des fins d’ornements et ne produisent pas de fruits sauf deux espèces. Il en existe de nombreuses variétés de sakura se différenciant par le nombre de pétales, la couleur des fleurs et des jeunes feuilles, la période de floraison ou le port de l'arbre.

Le site du Japan Cherry Blossom Association a dressé la liste des 100 meilleurs sites de sakura au Japon.

Plus d’information : Japan's top 100 Cherry Blossom Spots

Le sakura est un symbole fort au Japon. Dans l’art japonais (mangas, cinéma ou les animés) pour son caractère éphémère associé à la mortalité. Ainsi que sur les objets plus communs, comme la vaisselle, la papeterie ou les kimonos.

Pendant la seconde guerre mondiale , la fleur de cerisier a été utilisée pour motiver le peuple Japonais, pour attiser le nationalisme et le militarisme parmi la population. Elle était aussi représentée sur les côtés des avions des pilotes Japonais avant d’entreprendre les missions suicide.

Dans le monde, il existe plusieurs pays ou les sakura sont présents comme au Brésil qui compte beaucoup d’immigrants Japonais. La ville de Vancouver (Canada) est célèbre pour ses milliers de cerisiers (estimés à 50 000) qui tapissent de nombreuses rues et dans de nombreux parcs. A Hambourg, en Allemagne est organisé un grand Hanami, avec feux d'artifice de style japonais, organisé par la société allemande-japonaise. Il y a également l’Inde, l’Australie, les Pays-Bas, la Corée du sud, la Turquie, le Royaume Uni et bien sûr les États-Unis.

Le Japon leur a offert 3 000 sakura en 1912 pour célébrer l'amitié de leurs deux nations alors florissante. Ces arbres furent alignés au bord du Tidal Basin à Washington, et ce cadeau fut renouvelé en 1956 avec 3 800 arbres supplémentaires.

sol couvert de fleur de sakura sakura avec un bracelet accrocher entre les branches de sakura

Article 3

Les Ume

Pendant mes recherches sur Hanami, j’ai découvert que les ume ou fleur de prunier sont très présents. Ainsi, les japonais eu même ont du mal à différencier les deux espèces.

Alors, nous en tant qu’étranger comment faire la différence ?

Cela n’est pas chose facile même les sites que j’ai trouvé parlant de ces deux types d’arbres ne m’ont pas permis de dire avec certitude si ce que j’ai pris en photo et un sakura ou un ume.
Mais il y a quelques pistes :

Tous d’abord les ume sont des fleurs de prunier qui fleurissent plutôt en Février. Apres si on regarde les fleurs de prunier ont tendances à être ronde, alors que celles des cerisiers sont de forme ovale. Les troncs sont plus sombres que ceux des cerisiers et de plus leur écorce est lisse alors que l'écorce des cerisers a souvent de petites lignes horizontales sur elle.

Ce n’est pas grand-chose mais au moins vous êtes prévenu.

Sinon, il y a lieu une forme de hanami concernant les ume. Plus populaire chez les personnes plus âgées car il se déroule plus calmement.

Une branche d’ume est traditionnellement offerte pour le nouvel an pour son symbole de longévité.

Ume dans un parc à côté du château d'Osaka Ume bicolore dans le parc Shukkeien à Hiroshima Ume dans le parc Shukkeien à Hiroshima

Article 4

Mon printemps au Japon

Mon voyage au Japon pendant la période de Hanami n’était bien sûr pas une coïncidence, déjà en matière de photographie même si chaque saison à son charme.
Je pense que pour apprécier la flore du Japon à chaque saison, il faut aller à Himeji. Plus exactement au Kōko-en Garden.

Ce jardin se trouve juste à côté du château d’Himeji, il est constitué de neuf jardins du style de la période Edo aménagée en 1992. En plus, ceux qui iront visiter le château d’Himeji, celui-ci ne sera plus en travaux au printemps 2015.

Je ferais un article ultérieurement sur ce jardin et le château d‘Himeji.

Sinon, l’éclosion des fleurs de cerisiers n’est pas le seul point positif de cette période. Le temps bien sûr, partir de France où il fait entre 0° et 5° pour arriver au Japon sous un ciel bleu sans nuage avec en moyenne 21°, c’est plus qu’agréable. Après, dès que le soleil se couche c'est une autre histoire et la nuit il fait quand même bien froid, donc niveau vestimentaire il faut penser à tous. En plus, sur six semaines, je n’ai eu que 6 jours de pluie. Bon la pluie au Japon n’est pas la même qu’en France, à cas cause du vent évident très présent du fait qu’on est sur une île. Mais là encore, ça vaut mieux que les 5 centimètres de neige qui sont tombés en France une semaine après mon départ.

Enfin, pour ma part, j’ai atterri à Hiroshima pour descendre plus au sud vers Nagasaki et finir mon périple à Tokyo. Ce qui implique que les températures ont pu augmenter avant que je remonte plus au nord. Car à mon arrivée dans l’archipel d’Hokkaidō, la neige tombé encore abondamment.

Donc, je conseille fortement de partir à cette période de l’année au Japon, il n’y a que des avantages.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet. Je me suis demandé de quelle façon, j’allais raconter mon voyage au Japon. Je pense que la narration jour après jour et d’heure en heure risque de devenir assez ennuyeuse. Donc j’opte plutôt par un programme de ville en ville et en parallèle les découvertes et surprises qu’il m’a été offert de rencontrer au fil de mon voyage.
En plus de cela, j’écrirais des articles pour apporter des trucs et astuces à connaître avant de partir, pour bien profiter de son voyage.

Hiroshima

Article 5

Premier pas au pays du soleil levant

Mon périple commence dans la ville d’Hiroshima. Je ne ferai pas un cours d’histoire sur la ville car Wikipédia peut en fournir un bien plus complet que moi. Je préfère me concentrer sur mes premiers pas sur le sol Japonais.

Avant d’atterrir, les hôtesses de l’air fournissent une fiche de renseignements à donner à l’immigration. Dans les diverses informations que l’on nous demande, il est bon d’avoir sur soit l’adresse et le numéro de téléphone de votre premier lieu de résidence.

Je précise aussi, dans le cas où vous l’ignoreriez, que le visa de voyage au Japon est de 90 jours.

Ensuite, l’aéroport d’Hiroshima est assez petit donc il est assez rapide de sortir une fois votre ou vos valises en main. Bien sûr, il est de mise d’avoir un contrôle des valises avant de pouvoir sortir définitivement. En plus, de la fouille des bagages, le douanier vous indique également via un document les produits interdits. Comme les plantes et animaux exotiques, les drogues, la pornographie, les armes ou les feux d’artifices.

Ce fut mon premier vrai contact avec un Japonais (je ne compte pas l’immigration, (ils ne sont pas là pour rigoler) il fût assez amusant. Car il était aussi désolé que moi de ne pas pouvoir communiquer, ce qui se transforma en un échange de sourire gêné. Ensuite, ça passe comme une lettre à la poste et on peut enfin respirer un peu d’air pur après 24h de voyage.

Je n’ai pas trouvé ledit document sur les produits interdits, juste ce document PDF très complet.

Liste des objets interdits et admis conditionnellement à l'importation (ou en transit) : Voir la page pdf, ici
Pour le Japon, voir la page 650.

Une dernière chose le ticket pour prendre le bus qui nous emmène à la gare d’Hiroshima est à 1300¥ (en 2013) pour environ 45minutes de trajet. Le guichet se trouve dans le hall à droite de la sortie de la douane, il y a un magasin juste à côté.

Article 6

Le tramway

Ils ont un charme certain du fait qu’ils sont anciens (pour la plupart) mais par contre, ils sont assez petits en comparaison des nouveaux tramways.


Ancien tramway Hiroshima Ancien tramway Hiroshima tramway Hiroshima
Image trouver via Google

Comment procède-t-on ?

Il y a une porte pour embarquer et une pour la sortie. Pour ajouter encore un peu de charme, le contrôleur annonce manuellement le prochain arrêt et la nuit, il jette un coup d’œil par la fenêtre afin de savoir s’il y a quelqu’un qui attend à la station.

On n’achète pas de ticket une fois dans le tramway. On ne paye qu’au moment de sortir via une petite machine se trouvant devant le contrôleur.

Le prix est indiqué sur un écran et l’on doit mettre la somme exacte et seulement en pièces. Si vous n’avez pas de monnaie, il faudra en faire entre deux arrêts via la même machine afin de ne pas bloquer la sortie des autres passagers.

controleur de tramway

Image du site : www.japonfacile.com

Le prix un trajet est de 150¥ pour un adulte et 80¥ pour un enfant (en 2013) et je ne sais plus à partir de quel âge on doit payer pour les enfants. Evidement plus on va loin plus le prix du billet augmente mais c’est indiqué au guichet voire sur le plan dans le tramway.

Il est possible d’acheter des tickets pour une journée (600¥), si l’on le désire avec la possibilité d’utiliser le ferry (840¥) et les télécabines si on prend un pass 2 jours (2000¥).

plan tramway Hiroshima

Plan du tramway Hiroshima

l’intérieur, les sièges sont disposés sur les côtés et non en ligne comme en France. Et il faut faire attention à sa tête car les poignées sont basses (à bonne taille pour les japonais mais pas quand on fait + 1,75m).

J’ai trouvé ce site très informatif pour se faire une idée du coût et du temps en fonction des différents transports disponibles pour certains trajets.
Transportation from Hiroshima station:
www.visithiroshima.net.

Article 7

La cigarette

Attention premier grand choc des cultures, dans la plupart des villes, il est interdit de fumer dans la rue. Les zones sont délimitées sur des plans, sinon c’est indiqué sur le sol par un marquage. Mais il existe aussi des zones ou bocs pour les fumeurs. En revanche, dans certains quartiers, il faudra prendre son mal en patience pour trouver une zone fumeur. Le plan b sera de trouver un restaurant ou café le permettant.

marquage au sol interdiction de fumer marquage au sol interdiction de fumer marquage au sol interdiction de fumer marquage au sol interdiction de fumer
Differents marquages au sol interdisant de fumer

La plupart du temps, les zones extérieures des gares sont également non-fumeur. De même, dans tous les lieux touristiques les fumeurs sont bannis afin de respecter la propreté des lieux et aussi du fait que souvent les constructions sont en bois.
interiction de fumer dans les parcs interiction de fumer dans les parcs
Panneaux d’interdiction de fumer dans les parcs

Après pour les restaurants, cela dépend de l’établissement, ou il existe des zones ou des étages consacrés aux fumeurs.
Les japonais ont des cendriers portables sinon il est assez rare de voir un japonais jeter son mégot par terre mais comme partout il y a des exceptions.

Sinon, il n’est pas difficile d’acheter des cigarettes. On les achète dans les supermarchés qui se trouvent pratiquement à tous les coins de rue. En plus, ils ont une grande sélection de cigarettes. Pour choisir son paquet de cigarettes, il suffit de donner le numéro correspondant, ensuite il faudra indiquer sur l’écran de caisse (pas à chaque fois) qu’on a bien plus de 20ans.

Il existe aussi des distributeurs automatiques dans les rues et dans tout le japon. Evidemment, on incite les jeunes à ne pas fumer, il faut se munir d’une carte magnétique qui est gratuite. Il faut aller sur le site taspo.jp pour l’obtenir. Voir le site : www.taspo.jp.

Sinon, les cigarettes coutent moins cher qu’en France entre 420¥ et 500¥ (soit entre 3.4 euros et 4 euros en 2013).
Il est possible même si c’est plus rare de trouver du tabac à rouler, évidement il coute plus cher entre 560¥ et 2200¥ (4.48 à 17.6 euros). Plus d’information voir le site : wwww.prix-cigarettes.info.

Article 8

Trottoirs, passages piétons et circulation

Certains trottoirs sont délimités en plusieurs zones. Une zone pour les piétons, une pour les vélos et pour séparer les deux, un marquage au sol pour guider les aveugles.

La plupart des trottoirs disposent de ce marquage pour les aveugles, il est encore plus présent dans le métro et les gares. Au niveau des passages piétons, il existe un dispositif sonore émit par les feux de circulation piétonnière pour aider les aveugles à traverser.

Les feux pour les piétons sont assez bien pensés je trouve. En fait, en plus des feux de circulation piétonne est ajouté un décompte de temps, afin de savoir ce qui nous reste comme temps pour traverser. Il y a différents compteurs de temps, soit un compteur comme une barre de batterie qui se vide et se remplie, soit un chrono. Les japonais respectent assez les passages piétons, sauf lorsqu’il y a beaucoup de monde.

En plus des panneaux marquant l’interdiction de fumer, il existe aussi des panneaux de signalisation au sol pour rappeler aux enfants de regarder à gauche et à droite avant de traverser. Il y a en a d’autres qui interdisent de jeter des déchets, de cracher et de faire attention en vélo.

marquage au sol interdiction de fumer marquage au sol marquage au sol marquage au sol
Divers marquage au sol

Justement, les vélos sont un peu comme en hollande, soit les rois de la route et du trottoir donc restez bien dans votre file, quand vous entendez la cloche, mettez-vous sur le côté.
Une dernière chose, le sens de circulation au japon est à gauche comme en Angleterre donc faut vite prendre le bon réflexe.

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